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février 2020

Un garçon ou une fille?

Terminons tout d’abord les pseudonymes. Je suis trop paresseuse pour continuer de les utiliser et les seules personnes qui lisent ici, nous connaissent personnellement. Donc au revoir Grande Soeur, Petite Soeur, Poulette et M. Stewart et bienvenue à Eileen, Ella, Eloise, Milo et Bruno. Pourquoi compliquer les choses simples.

Continuons donc cette quête sans fin pour rattraper notre retard. Grossesse!

Comme c’était une surprise, je ne voulais plus de surprises. Même pas de Kinder. Je voulais vraiment connaître le sexe. Mais je voulais quand même être surprise. Eh oui, c’est différent d’une surprise générale. Et oui, je suis celle qui vient de parler de ne pas compliquer les choses…

Alors quand il était temps de découvrir le sexe, ce n’est que Bruno qui l’a découvert. Pendant qu’il regardait l’écran, je détournais mes yeux. J’étais contente avec ça et nous avons décidée que je découvrirais le sexe avec notre famille une semaine plus tard avec un ballon. Super original, je sais, c’est vrai.

Est-ce que j’avais une préférence? Oui et non. Je me suis toujours considérée comme la mère des filles. Mais je n’ai que des filles, alors ce n’est peut-être pas surprenant. Dans ma famille, il n’y a que des filles. Tous mes amis étaient aussi des filles quand j’étais petite..

Je n’ai jamais été entourée de petits garçons et même si c’est stupide. quand je repense à l’école ou à la maternelle – ceux qui ont fait le plus de conneries, qui étaient les plus bruyants, qui faisaient le plus mal aux autres, c’était toujours les garçons. La même chose sur les terrains de jeux, les parcs.

Bien sûr, en tant qu’adulte, je sais que ce n’est pas vrai. Je sais qu’il y a beaucoup de filles dont le comportement est insensé et il y a tellement de petits garçons gentils et adorables, mais dans mon esprit, cela est resté. Fille – calme et gentille. Garçon – bruyant et fait du bêtises.

Oui, j’aurai cette etiquette de superficielle maintenant, merci!

Alors oui, d’une certaine manière j’aurais aimé une quatrième fille. Pour rester dans un territoire familier, continuer à donner notre l’argent à Disney Store en achetant leurs robes incroyablement chères.

Mais je sentais aussi que cela ne me dérangerait pas du tout d’avoir un garçon. Je veux dire oui, cette pensée m’a fait un peu peur.

Comment élever un garçon pour être un homme? Un homme qui peut se défendre, être confiant mais gentil, généreux. Qui saurait réparer les objets cassés mais aussi cuisiner et nettoyer? Qui n’aurait pas honte de pleurer et de montrer ses émotions mais serait toujours fort? Bien sûr, bon nombre de ces questions s’appliquent également à l’éducation des filles, mais je pense que c’est plus difficile avec un garçon dans cette société où beaucoup de gens pensent toujours que les vrais hommes ne pleurent pas et dire «arrête de pleurnicher comme une fille» est quelque chose d’acceptable à dire pour certaines personnes.

Bien sûr, tout le monde autour de moi « SAVAIT » que ce devait être un garçon. Sinon, pourquoi aurions-nous en un quatrième?

Alors, quand le moment est venu de faire éclater ce ballon, j’avais peur. Dans ma tête, je pensais que les deux options me rendraient heureuse, mais j’étais toujours inquiète. Et si les confettis sont bleus et je suis déçue? Et si ils sont roses et je suis déçue? Il y a tellement de questions auxquelles une personne peut penser en une seconde. Et puis j’ai éclatée le ballon.

Un petit garçon. J’ai découvert qu’un petit garçon grandissait en moi. Et en toute honnêteté – j’étais heureuse. J’ai découvert que nous étions sur le point d’avoir un fils et cela semblait vraiment la chose la plus cool qui soit.

Toutes les questions sont restées et elles sont toujours là aujourd’hui, mais maintenant je sais que les réponses viendront avec le temps. 🙂

Je serai assez aimable pour ne pas noter combien de temps cette grossesse a duré à mon avis donc la prochaine fois que j’écrirai ici, ce sera pour parler de l’accouchement. Soyez avertis: ce sera une longue histoire